« En septembre 2020, les abattages (de porcs) sont stables en poids (+0,1 %) et se replient en têtes sur un an (–0,8 %). Ils rejoignent la moyenne quinquennale en poids (+0,2 %) et restent inférieurs en têtes (–1,2 %) », assure Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 23 octobre 2020.

En août, la production porcine française était en hausse de 4,4 % en volume et de 3,3 % en têtes par rapport à la moyenne quinquennale. Par rapport à 2019, elle affichait une croissance de 4,6 % en volume et de 3,5 % en têtes.

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Commerce dynamique

Sur le volet commercial, « depuis le déconfinement, les exportations de viande et graisse porcine sont dynamiques », rapporte Agreste. Elles augmentent de 4,8 % sur un an en août, essentiellement tirées par la demande des pays tiers (+29 % par rapport à 2019), en particulier la Chine (+83 %). Par ailleurs, les envois d’abats vers l’empire du Milieu progressent également de 35 %.

Avec en parallèle, un recul de 9 % des importations de viande porcine européenne en août, « l’excédent commercial s’accroît en volume sur un an, s’établissant à 9 600 tonnes-équivalent carcasse (tec), précise Agreste. Il progresse vers les pays tiers et se dégrade vers l’Union européenne (UE) (respectivement +23 300 tec et – 13 700 tec). En valeur, le déficit s’érode, s’établissant à — 23,8 millions d’euros (M€) (+45,7 M€ vers les pays tiers et — 69,5 M€ vers l’UE). »

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Un cours français freiné dans sa progression

S’agissant du prix du porc, l’apparition de la peste porcine africaine en Allemagne en septembre dernier « présage de nouveaux déséquilibres sur le marché européen. En France, les cours résistent après cette annonce, portés par des besoins soutenus », observe Agreste.

En prenant sept centimes d’euros en un mois, « les cours du porc de septembre ne sont plus que 3 % en deçà de la moyenne quinquennale soit inférieurs de 5 centimes par kilo », analyse Agreste. Pour autant, dans un contexte « de rentrée dynamisée par les promotions et un marché fluide, la hausse des cours est freinée par la chute des cours allemands ».

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Vincent Guyot