« En janvier 2019, les abattages de porcins sont stables sur un an en têtes (+0,1 %) et en hausse en poids (+0,9 %) », rapporte le ministère de l’Agriculture, dans une note publiée le 1er mars 2019. Cela reste toutefois sous le niveau de la période 2014-2018 (–0,7 % en tonne équivalent carcasse (tec), et –2,2 % en têtes).

S’agissant du prix à la production, « le cours du porc français reste stable, comme dans les pays voisins. Il s’établit à 1,34 €/kg (classe E + S entrée abattoirs). Par ailleurs, le prix de l’aliment pour porcins se stabilise à la fin de 2018. Sur l’année, il est supérieur de 3,3 % à celui de 2017. Mais compte tenu de son niveau bas au premier semestre de 2018, il reste inférieur au prix moyen 2013-2017 (–4,4 %).

Repli des exportations

En 2018, les exportations fléchissent de 0,8 %, en lien avec la forte baisse des débouchés vers l’Afrique subsaharienne (Congo, Côte-d’Ivoire et Ghana : –6 400 tec), la Hongrie (–6 000 tec), et de manière plus modérée vers la Grèce (–3 800 tec), l’Espagne, la Belgique et la Chine (–1 100 tec).

En revanche, les ventes progressent vers l’Italie (+6 000 tec), les Philippines (+3 400 tec), l’Allemagne et les Pays-Bas. La progression de 2,3 % des importations, majoritairement européennes, concerne l’Italie puis les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique.

Par conséquent, le déficit du commerce extérieur se détériore, passant de –1 400 tec et –409 millions d’euros (M€) en 2017, à –19 600 tec et –439 M€ en 2018.