La stabilité prévaut s’agissant des abattages de porcs en 2018. Ils progressent sensiblement de 0,2 % en tonnes-équivalent carcasse (tec) et de 0,4 % en têtes par rapport à 2017, rapporte Agreste dans sa note publiée le 25 janvier 2019. Par rapport à la moyenne quinquennale, il s’agit d’une progression de 0,3 % en tec mais un repli de 0,7 % en têtes.

Après une activité soutenue au premier trimestre de 2018, les abattages sont en repli depuis août, par rapport aux niveaux élevés de 2017. En décembre 2018, ils « marquent un repli saisonnier marqué », analyse Agreste.

Sur le volet commercial, les exportations de viande porcine marquent le pas en novembre 2018, après le pic saisonnier d’octobre. Elles sont également en baisse par rapport à novembre 2017 (–9 %), et par rapport à la moyenne quinquennale (–2,5 %). Les envois se replient notamment vers le marché européen (–9 % sur un an, soit –4 700 tec) dont –1 700 tec vers l’Italie, –1 000 tec vers l’Espagne et –800 tec vers la Hongrie.

Avec en parallèle des importations croissantes (+2,3 % par rapport à novembre 2017), la balance commerciale française redevient déficitaire en volume (–3 100 tec) et son déficit en valeur se dégrade (–45,6 millions d’euros).

Un prix qui reste « à un niveau plancher »

Avec une moyenne de 1,37 €/kg en 2018, le prix du porc est en recul de 0,18 €/kg par rapport à 2017, et de 0,14 €/kg à la moyenne de 2013 à 2017. « En France comme en UE, les prix sont bridés par la forte concurrence internationale, notamment américaine, en termes de niveaux de prix et d’apports de volumes », estime Agreste.

Par ailleurs, le prix de l’aliment pour porcins a poursuivi son envolée, progressant de 6,6 % entre juillet et novembre 2018.