Dans la lignée de mars, l’activité d’abattage poursuit sa baisse en avril 2020. En têtes, ils reculent de 2,4 % par rapport à avril 2019, « conséquence de la baisse de prolificité des truies due aux épisodes de canicule de l’été 2019 », rapporte l’Agreste, le service de la statistique du mnisstère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 29 mai 2020.

Sur le premier trimestre de 2020, la production porcine française reste toutefois supérieure de 1,8 % à la moyenne quinquennale, et de 0,7 % sur un an. « En mars 2020, elle recule de 1,4 % en poids sur un an avec une progression de 80 % des exportations de porcs vivants vers l’Espagne, pays dont les outils d’abattage se sont développés en 2019 », précise Agreste.

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Commerce de viande porcine contrasté

Sur le volet commercial, les exportations françaises de viande porcine progressent de 4 % en volume sur un an, en particulier vers les pays de l’Union européenne (+10 % par rapport à 2019), l’Italie et les Pays-Bas en tête. Les envois vers les pays tiers se replient toutefois de 6 %, « et du même ordre vers la Chine, appuie l’Agreste. Si l’essor de la demande chinoise observé depuis janvier 2019 semble ralentir en 2020, les ventes restent toutefois importantes, malgré un contexte d’échanges internationaux et de logistique fortement perturbés par l’épidémie. »

Avec en parallèle des importations en recul 6 % en volume sur un an, l’excédent commercial s’accroît en volume, s’établissant à 12 600 tonnes-équivalent carcasse (tec) en mars 2020, contre 7 700 tec en mars 2019. « En valeur, le déficit global se réduit fortement, s’établissant à –5,1 millions d’euros », complète Agreste.

Sur le marché intérieur, en mars 2020, « la consommation apparente de viande porcine chute de 6 % sur un an, pénalisée par le quasi-arrêt de la restauration hors domicile à partir de la mi-mars, analyse l’Agreste. Cette baisse contribue au repli au premier trimestre 2020 (- 2,7 % sur un an et –3,2  % par rapport à la moyenne sur cinq ans). »

V. Gu.