Production. Après un niveau soutenu en début d’année (hausse de 2,6 % en tec depuis le début de l’année par rapport à 2017), les abattages refluent. Le poids moyen des carcasses reste stable depuis deux mois et retrouve le niveau de mai 2017.

En mai, l’offre reste très légèrement supérieure à 2017 (+0,8 % en tec) et retrouve les niveaux de 2013-2017 : –0,7 % en têtes et +0,6 % en tec. En avril, la production porcine a augmenté de 5,5 % en poids, du fait de l’accroissement des abattages, mais aussi d’exportations d’animaux vivants dynamiques, en particulier vers la Belgique et l’Espagne.

Échanges. Les exportations de viande de porc augmentent de 1,4 % en avril, à 45 500 tec. Les débouchés vers nos voisins européens progressent de 2 800 tec (dont +940 tec vers l’Italie et +800 tec vers l’Espagne), tandis que les ventes aux pays asiatiques déclinent (–1 400 tec de viande porcine et –370 tec de graisse de porc).

En parallèle, les importations progressent de 25 % sur un an à 50 800 tec (soit une hausse de 10 000 tec), en provenance de l’Espagne et de l’Allemagne en particulier. Ces deux pays ont respectivement fourni 4 160 et 3 250 tec supplémentaires sur avril.

Par conséquent, le solde du commerce extérieur se détériore fortement, et redevient déficitaire en volume en avril à –5 300 tec (en particulier avec l’UE, à –16 360 tec). En valeur, le déficit s’aggrave également à –41,2 millions d’euros, contre +23,6 millions en mars.

Prix. Les cours restent sous la pression du marché international (–2 centimes d’euros par kg en un mois) en particulier du fait de cours américains qui, bien qu’en légère hausse depuis avril, restent toujours en deçà des cours européens. La fluidité du marché intérieur ne compense pas cette tension. Pourtant, la demande intérieure en viande porcine est dynamique, en hausse de 10 % en avril.