Prix incitatif, volumes d’abattage élevés, exportations dynamiques, les signaux sont au vert pour le porc français. Sa cotation, que le ministère de l’agriculture estime à 1,87 €/kg en novembre, a grimpé de 28 % depuis le mois de janvier. À la mi-décembre, le cours français du porc culmine à 1,88 €/kg, porté par les besoins à l’exportation par rapport « au nouvel an chinois et aux fêtes de fin d’année en Europe de l’Est », précise le ministère dans sa note mensuelle établie par Agreste.

Forte hausse des exportations en volume et en valeur

Pour le mois d’octobre, les exportations françaises de viande porcine affichent une hausse de 12,4 % en volume et de 40 % en valeur sur un an. En parallèle, les importations se redressent et retrouvent leur niveau de 2018. « L’excédent commercial de viande porcine s’accroît en volume, s’établissant à +10 100 tonnes en équivalent carcasse (tec), expose l’Agreste. En valeur, le déficit global continue de se réduire et s’établit désormais à 12,9 millions d’euros. »

Les exportations sont essentiellement portées par les pays tiers (hors Union européenne) et plus particulièrement par la Chine. « Vers les pays tiers, le solde commercial est fortement excédentaire (+52,7 millions d’euros) », précise la note. De fait, la valeur des produits exportés vers l’empire du Milieu a été multipliée par 3,5 en l’espace d’un an.

Pour suivre cette tendance, les abattages restent soutenus en France : +2 % en novembre par rapport à la moyenne quinquennale, avec un poids moyen des carcasses plus élevé de 1,250 kg « en raison du niveau élevé du cours du porc ». En cumul sur janvier à novembre, les abattages restent stables sur un an (+0,3 % en nombre de têtes et +1 % en tec).

A. Courty