« New Hope Liuhe et Cooperl Arc Atlantique forment une coentreprise pour mener à bien des activités liées à la production et à l’exploitation de produits de porc », ont annoncé les deux partenaires, tous deux actionnaires à 50 %. Cette activité de « production et d’exploitation des bacons, saucisses, jambons […], salaisons et produits et sous-produits fumés » est une « première étape de la coopération entre les parties pour développer la chaîne de production complète de porc en Chine », précise le communiqué. L’entreprise a été dotée d’un capital social de 20 millions d’euros.

Un projet « de la fourche à la fourchette »

La Cooperl réalise un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et abat 5 millions de porcs par an. New Hope Liuhe a lui réalisé 8,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015. Ce projet permettra à New Hope Liuhe de mettre en œuvre « sa stratégie de développement « de la fourche à la fourchette » », indique encore le communiqué.

La Chine a ouvert ses portes à la charcuterie française et aux verrats reproducteurs français en 2014 afin d’améliorer la qualité de ses élevages avec le savoir-faire en génétique porcine de la France. Le ministère français de l’Agriculture avait annoncé quelques mois plus tard la signature par la Cooperl d’un contrat d’1,5 million d’euros pour l’exportation de 850 de ses porcs reproducteurs.

En juin 2015, la société Brocéliande, filiale de la Cooperl, avait par ailleurs annoncé la commercialisation, pour la première fois, de jambon cuit français en Chine. Cet accord, signé avec le distributeur chinois Sinodis, portait sur la commercialisation en Chine de quatre références du « Jambon bien élevé », une marque haut de gamme de Brocéliande, issue de porcs nés, élevés et transformés en France.

AFP