« Les distorsions de concurrence intra-européennes, qu’elles concernent l’aval ou l’amont, sont en partie supportées par la production », a soutenu Philippe Bizien, président du CRP Bretagne, lors de l’assemblée générale de l’organisation ce jeudi 27 juin à Plérin, dans les Côtes-d’Armor.

Alors que « l’industrie est désireuse de conforter ses volumes par tous les moyens », le président du CRP Bretagne invite « toutes les organisations de producteurs à jouer leur rôle, au niveau collectif, pour obtenir le juste prix de base dans l’intérêt des producteurs ». Une démarche qui « ne peut que tirer les choses vers le haut pour les démarches de segmentation ».

« Gagner en pouvoir de marché »

Le projet d’association d’organisation de producteurs reste le fil rouge de l’amont de la filière porcine. Pour Philippe Bizien, il s’agit « d’être en capacité de définir collectivement une norme, un cahier des charges, a minima sur les enjeux sociétaux », mais également de « gagner en pouvoir de marché dans un environnement de concentration croissante de la distribution ».

Ce projet, ayant la vocation de réunir « toutes les OP, amont et filière », s’inscrit également dans le projet de la future politique agricole commune (Pac) à l’horizon de 2022, avec la possibilité pour la filière porcine de « mesures sectorielles de la Pac »

« Plusieurs mois pour consolider les trésoreries ».

Dans un contexte conjoncturel plus favorable, le président du CRP explique que la période doit « amener les éleveurs à construire pour préparer l’avenir, que ce soit en élevage et plus globalement au niveau collectif ». Cette embellie est toutefois salutaire pour les éleveurs, « de par la rapidité et l’ampleur de la dégradation des trésoreries ces derniers mois, et l’urgence d’injecter massivement des fonds pour nos élevages. Il va falloir plusieurs mois pour consolider les bilans ».

V. Gu.