Après avoir progressé en 2017, le cheptel porcin européen a reculé de 3 % sur un an en 2018, avec un repli marqué en Pologne (–18 %), aux Pays-Bas (–9 %), en Allemagne (–4 %) et en Roumanie (–9 %), « en raison de prix bas, de la peste porcine africaine (PPA), et de contraintes environnementales », rapporte la Commission européenne, dans ses prévisions publiées le 17 avril 2019. A contrario, l’Espagne a vu son cheptel croître de 2 % et sa production de 5 % l’an passé.

Une production stable attendue en 2019

Pour autant, Bruxelles anticipe une production porcine stable en 2019, « grâce à des gains de productivité et à la progression attendue des exportations. Selon le niveau de la demande chinoise en raison de l’épidémie de PPA, la production porcine européenne pourrait retrouver la croissance ». Si les envois européens de viandes et d’abats n’ont que faiblement progressé en volume en 2018 (+1 % sur un an), ils pourraient croître de 9 % en 2019, tirés par la Chine.

V. Gu.