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Deux foyers de maladie d’Aujeszky dans le Sud-Est

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Porc - Deux foyers de maladie d’Aujeszky dans le Sud-Est
© Pixabay

La présence du virus a été confirmée le 19 avril 2019 dans deux élevages de porc en plein air des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse. Le premier fournit des porcs au second.

Plus d’un an après le dernier cas recensé en France en mars 2018, dans les Pyrénées-Atlantiques, deux foyers de maladie d’Aujeszky ont été confirmés dans le sud-est du pays. « Il s’agit d’un premier élevage de plus de 760 porcs charcutiers dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Celui-ci fournit des porcs pour finition au second foyer, un autre élevage en plein air du département du Vaucluse », indique le ministère de l’Agriculture, ce 29 avril 2019.

Détecté à l’abattoir

« Les animaux sont séropositifs, mais sans signe clinique, précise la préfecture du Vaucluse, dans un communiqué publié le 26 avril. Il a été détecté par la surveillance régulière sérologique effectuée en abattoir. […] Les deux élevages sont mis sous surveillance et l’ensemble des troupeaux sera abattu. Le nettoyage et la désinfection suivie d’un vide sanitaire de 21 jours permettront à ces élevages de se repeupler et de reprendre une activité normale. »

Statut indemne départemental suspendu

« En cas de foyer en élevage, le statut indemne du département est suspendu, le temps d’évaluer la situation sanitaire et de s’assurer de l’éradication de l’infection dans le compartiment domestique », souligne le ministère de l’Agriculture.

En conséquence, « les détenteurs de porcs situés dans un rayon de 5 km autour des deux élevages sont mis sous surveillance sanitaire pour s’assurer que leurs animaux ne sont pas contaminés », rapporte la préfecture du Vaucluse.

V. Gu.
Les sangliers comme principaux réservoirs

La maladie d’Aujeszky est un virus de la famille des Herpesviridae hautement contagieux, qui se transmet principalement par contact direct. Il touche les suidés domestiques et sauvages (porcs et sangliers), et de façon accidentelle les carnivores et les ruminants, mais n’est pas transmissible à l’Homme.

La biosécurité avant tout

Si la France est déclarée indemne depuis 2008, la maladie circule toujours dans les populations de sangliers sauvages, qui constituent un réservoir important. Les principaux symptômes sont la perte d’appétit, la fièvre persistante, et les troubles respiratoires ou de reproduction. Le respect des règles de biosécurité est indispensable pour éviter toute contamination en élevage.

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