« La reprise d’activité se confirme au premier trimestre de 2019, après un second semestre de 2018 fonctionnant de manière ralentie », rapporte le ministère de l’Agriculture, dans une note publiée le 26 avril 2019. En poids, les abattages des trois premiers mois de 2019 sont supérieurs de 1,8 % à la moyenne de 2014 à 2018, tandis qu’ils se maintiennent en têtes (+0,2 %).

Le débouché chinois dynamise les échanges

En février 2019, les exportations françaises de viande et de graisse porcines augmentent de 4,6 % sur un an, dans un contexte de crise sanitaire en Chine, touchée par la peste porcine africaine. En conséquence, le pays affiche une « baisse de production » et un « accroissement des approvisionnements auprès des pays indemnes ».

Dans ce contexte, les envois français progressent vers les pays tiers (+500 tec), notamment vers la Chine (+1 150 tec sur un an en février pour 5 400 tec exportées au total). Cette dynamique se traduit également sur le marché européen (+1 800 tec sur un an), notamment vers l’Espagne (+1 000 tec). Quant aux importations françaises, elles se contractent (–2,5 % sur un an, soit –1 200 tec). En conséquence, la balance commerciale redevient excédentaire en volume (+7 000 tec), mais reste déficitaire en valeur (–22 millions d’euros).

Flambée du cours du porc… et de l’aliment

De la mi-octobre 2018 à la mi-mars 2019, le cours français du porc s’établit en moyenne à 1,35 €/kg en moyenne, entrée abattoirs. « À 1,36 €/kg au début de mars, il augmente de 8 centimes d’euro par kilo en 4 semaines avec une offre porcine française encore importante. La flambée des cours s’accélère en avril (+10 centimes les deux premières semaines) pour afficher un cours moyen de 1,54 €/kg à la mi-avril. »

En revanche, le prix de l’aliment reste élevé. En février 2019, il est supérieur de 10 % à celui de février 2018, et de 5 % à la moyenne de 2014 à 2018.

V. Guyot