L’année 2017 a été favorable pour la Cooperl. Les chiffres l’attestent : 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2 milliards en 2016), un résultat de 14 millions d’euros et 80 millions d’euros d’investissements (contre 66 millions en 2016).

« Une politique d’investissement forte qui découle de notre stratégie de recherche d’efficacité économique et de montée en gamme et qui va se poursuivre dans les années à venir », a affirmé Emmanuel Commault son directeur, à l’occasion d’une conférence de presse le 8 juin en amont de l’assemblée générale qui se déroulera le 15 juin. La coopérative vient ainsi de lancer une gamme de porc sans antibiotique dès la naissance.

L’événement majeur en 2017 a été la reprise de la branche charcuterie salaisons de la Financière Turenne Lafayette (FTL), dénommée désormais Compagnie de Salaison, qu’il a fallu redresser. « Un vrai défi avec ses 8 usines et 1 500 collaborateurs, mais le challenge est en passe d’être relevé », a assuré Emmanuel Commault.

« Objectif : aller chercher de la valeur ajoutée »

Sur le site de Lamballe, les projets se concrétisent. Le méthaniseur (Émeraude Bio énergie) en cours de construction devrait entrer en fonctionnement en 2019. Une nouvelle usine de préparation de commandes à Plestan (proche de Lamballe) devrait également être opérationnelle au début de 2019.

La Cooperl poursuit aussi son développement à l’international. Elle démarre la construction d’une usine de salaisons à Pékin en vue de valoriser le porc sans antibiotique de ses producteurs. Les premiers jambons cuits devraient sortir en 2019.

Pour Patrice Drillet, le président de la Cooperl, « tous ces investissements ont pour objectif d’aller chercher de la valeur ajoutée. Plus que du volume, notre objectif est de mieux valoriser nos produits et de monter en gamme. »

I.L.