Abattages. En mars 2018, les abattages de porcs progressent en têtes (+1,2 %) et en poids (+1,5 %) par rapport à mars 2017. Ils sont en hausse également par rapport à la moyenne de 2013 à 2017 (à +0,5 % en têtes et +1,8 % en tec). Le dynamisme de l’activité d’abattage au premier trimestre (+2,5 % en poids par rapport à la même période en 2017) se retrouve également dans la plupart des autres pays européens, dans un contexte de demande en retrait sur le marché intérieur.

Production. En février, la production porcine française est en progression de 2,9 % en poids par rapport au même mois de l’année dernière, en lien avec la hausse des abattages (+29 500 porcs), des poids (+700 g par carcasse) et des exportations de porcins vivants (+1 180 tec). Les disponibilités françaises (et européennes) sont importantes mais la demande intérieure reste mesurée. En effet, la météo propice aux premières ventes de pièces de grillades se fait attendre.

Commerce extérieur. Les exportations françaises de viande porcine se redressent fortement en février, à 49 635 tec au total sur le mois. Cette hausse de 15,4 %, soit +6 630 tec, est essentiellement destinée à l’UE : + 3 100 tec vers l’Italie, et fait nouveau, +900 tec vers la Pologne. Les envois vers l’Asie se maintiennent.

En parallèle, les importations françaises (46 250 tec) progressent de façon moins marquée (à +4,9 %, soit +2 155 tec, essentiellement en provenance des fournisseurs européens – Espagne et Allemagne, mais aussi Italie et Pays-Bas).

Cela conduit à une inversion du solde du commerce extérieur : déficitaire en janvier (–3 520 tec), il devient excédentaire en février (+3 380 tec). Le solde du commerce de la France est de +12 720 tec avec les pays tiers et –9 340 tec avec les autres États membres de l’UE.

En valeur, le déficit du solde français se résorbe en partie : il représente près de 28 millions d’euros en février, contre près de 42 millions d’euros en janvier. Mais l’offre française à l’exportation doit faire face à un marché très concurrentiel. L’écoulement des productions de nos voisins, plus dépendants de l’exportation vers les pays tiers, pourrait être confronté aux disponibilités importantes des USA, du Canada et du Brésil sur le marché mondial et à leur forte compétitivité en termes de prix (faiblesse relative du cours du porc et parité du dollar favorable à l’exportation).

Prix. La hausse des cours du porc charcutier, amorcée en février grâce à une demande plus soutenue, se poursuit jusqu’à la mi-mars. Le prix atteint alors 1,41 €/kg (soit +13 centimes d’euro par kg en six semaines), avant de se déprécier de quelques centimes du fait d’un marché plus encombré. Sur le premier trimestre de 2018, le cours du porc reste inférieur de 0,10 €/kg à la moyenne de 2013 à 2017.