« Le nouveau plan loup met le prédateur au centre des territoires et l’éleveur et le monde rural au fond de la bergerie », s’insurge Pierre-Yves Bonnivard, président de l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales.

Les élus de l’Usapr qui ont alerté le gouvernement à de nombreuses reprises au sujet de la pression de la prédation sur leurs territoires sont très en colère. Selon eux, le nouveau plan 2018-2023 condamne la France à l’hypocrisie du « modèle italien », où 200 à 300 loups sont braconnés chaque année et « nous ne pouvons nous en satisfaire ».

Ce plan accélère la mutation imposée aux éleveurs

L’association, qui regroupe des élus des régions qui subissent la pression de la prédation, estime que ce plan accélère la mutation imposée aux professions d’éleveurs et de bergers qui doivent gérer la présence des loups avant de répondre aux besoins de leurs troupeaux. Elle craint également qu’il accentue le risque d’un traitement inéquitable entre les fronts de colonisation et les foyers d’attaques.

M.-F. M.