Alors que la consultation publique du plan loup 2018-2023 se termine aujourd’hui, le 29 janvier 2018, les élus de l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (Usapr), la Confédération paysanne, le Modef, la Fédération nationale ovine et la Coordination rurale sont très inquiets.

Une lettre ouverte

Ils viennent d’envoyer une lettre ouverte à Emmanuel Macron où ils se désolent que leurs propositions n’aient pas été retenues. Ils se disent « consternés » par le discours du ministre de la Transition écologique. « Les éleveurs qui subissent la prédation sont à bout, souligne l’Usapr. Si le plan entre en vigueur tel qu’il a été annoncé, la situation sur le terrain risque devenir incontrôlable. »

Élus et éleveurs pointent « l’incohérence des politiques publiques. […] Alors que les dotations allouées aux communes sont réduites, comment expliquer aux habitants et aux contribuables les coûts de la prédation en constante augmentation », indiquent-ils. Pour la survie de l’agropastoralisme, « il faut rouvrir des négociations pour examiner vraiment nos propositions ».