La photo a été prise dans la nuit du 7 au 8 avril 2020 par un appareil automatique, révèle l’Office français de la biodiversité (OFB). Malgré une mauvaise qualité du cliché, les experts de l’OFB ont identifié le prédateur. Il s’agit « très probablement » d’un loup.

Le masque labial clair, qui s’étend sur le museau longeant sa partie inférieure pour finir à la base du cou, que l’on visualise sur l’image est une caractéristique décrite dans la fiche d’identité de Canis lupus.

En dispersion

L’observation de cet animal est éloignée des zones où l’espèce est installée depuis longtemps. Ce n’est pour autant pas surprenant. « C’est caractéristique des individus en phase de dispersion, phénomène qui intervient au printemps et à l’automne », explique l’OFB.

« Les jeunes prédateurs peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer et cela en quelques mois », ajoute l’OFB. Au cours des derniers mois d’ailleurs, nous avons eu l’occasion de rapporter d’autres observations, comme dans la Charente-Maritime.

M.-F. M.