« Cette position commune des deux présidents est une réelle avancée », se félicite l’interprofession porcine (Inaporc), dans un communiqué publié ce vendredi 8 novembre 2019. Et pour cause : Pékin se refusait jusqu’alors à toute inflexion sur le principe de régionalisation de la peste porcine africaine (PPA), reconnu par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Ce dispositif permet à un pays touché par le virus de continuer d’exporter à partir de ses zones indemnes.

Les autorités sanitaires françaises et chinoises seront à la manœuvre pour faire aboutir un protocole sanitaire visant à faire appliquer le zonage de la maladie. « Parallèlement, il est primordial que l’ensemble des opérateurs de la filière porcine française restent très vigilants et très mobilisés pour continuer à préserver la France du péril de la fièvre porcine africaine », souligne Inaporc.

« Forte pénurie » sur le marché chinois

Car pour les exportateurs, les perspectives restent importantes en Chine, au regard de l’impact de la PPA sur le cheptel porcin chinois. Si bien que l’empire du Milieu pourrait se montrer plus souple dans les relations commerciales. « La situation de forte pénurie de produits porcins sur le marché chinois ouvre une fenêtre de négociation », estime l’interprofession porcine.

Les agréments de « 11 établissements du secteur porcin et 17 entrepôts frigorifiques » français par les autorités chinoises, annoncés ce vendredi 8 novembre par le ministère de l’Agriculture témoignent de ce sensible changement de posture, tout comme la signature d’un « protocole sur le commerce de la viande de volailles élargi aux espèces autres que le poulet, y compris le foie gras ».

V. Gu.