« L’hypothèse d’une introduction unique de la peste porcine africaine (PPA) en Allemagne avec diffusion “naturelle” en tâche d’huile est maintenant fortement improbable », tranche la Plateforme épidémiosurveillance santé animale (ESA), dans son bulletin de veille sanitaire publié le 6 octobre 2020. Depuis la découverte du premier sanglier infecté dans le pays le 10 septembre dernier, « 45 autres cas ont été confirmés entre le 16 septembre et le 2 octobre, dans le Brandebourg ».

Parmi cet effectif, le trente-septième cas interpelle les autorités sanitaires allemandes. Tiré par un chasseur, il a été « détecté dans le hameau de Bleyen, soit approximativement à 64 kilomètres du premier cas, calcule la Plateforme ESA. À une vitesse moyenne de diffusion connue pour la PPA d’environ 3 km par mois (source EFSA), il aurait fallu 10 mois pour que le virus couvre une zone aussi étendue. »

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Une diffusion du virus « difficile à contenir »

Ce cas éloigné pourrait être « soit lié à une nouvelle introduction, soit à une activité humaine ». D’après la plateforme ESA, les investigations menées par l’Institut Friedrich-Loeffler, le principal organisme fédéral allemand de recherche sur la santé animale, sont en faveur d’une nouvelle introduction depuis la Pologne. Par conséquent, « on peut considérer que l’Allemagne risque de devoir faire face à un large front épizootique le long de la frontière polonaise, qu’il sera probablement difficile de contenir », estime la plateforme

Vincent Guyot