« À l’échelle mondiale, la propagation continue de la peste porcine africaine (PPA) constitue une menace pour la sécurité alimentaire et pour le développement économique et rural », alertent la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), dans un communiqué publié le 20 juillet 2020. Les deux organisations estiment que « la maladie est un obstacle qui empêche le secteur agricole de réaliser pleinement son potentiel, de créer des emplois et de contribuer à l’allégement de la pauvreté. »

Pour prévenir une « propagation transfrontalière » du virus, la FAO et l’OIE appellent au « partage rapide des informations scientifiques les plus récentes, la collaboration internationale et la notification de la PPA ». Elles insistent en particulier sur le « maintien de la transparence en matière de notifications des maladies animales » et sur les « efforts d’investissements pour des systèmes de santé animale solides et résilients ».

> À lire aussi : Peste porcine africaine, la Chine fait état de progrès vers un vaccin (11/06/20)

51 pays touchés

Les deux organisations recensent 51 pays touchés par l’épizootie. « Cette propagation ininterrompue dans un contexte rendu difficile par le Covid-19 intensifie la crise sanitaire et socio-économique actuelle, estiment-elles. […] Nombre de pays affectés par la PPA ne disposent pas des ressources humaines, financières ou techniques nécessaires afin d’assurer une détection rapide des maladies animales, élaborer une réponse appropriée et maîtriser les foyers. »

Cette « initiative mondiale » de lutte souhaitée par la FAO et l’OIE a pour objectif de « renforcer la capacité des services vétérinaires à gérer les risques grâce à la mise en place de programmes nationaux de lutte contre la PPA, dans lesquels les secteurs public et privé agiront de concert sous forme de partenariats. »

> À lire aussi : Peste porcine africaine, la situation s’améliore en Belgique, et s’aggrave en Pologne (09/06/20)

V. Gu.