« Si ce n’est pas la première fois que la peste porcine africaine est détectée hors d’Afrique […], sa détection et la propagation géographique de l’épidémie en Chine font craindre que la maladie ne se propage au-delà des frontières dans les pays voisins dans le Sud-Est asiatique ou encore dans la péninsule coréenne où le commerce et la consommation de produits porcins sont également élevés », redoute la FAO dans un communiqué diffusé le 28 août 2018.

24 000 porcs abattus

La Chine a effectivement officialisé son quatrième foyer de PPA auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale à la fin de la semaine dernière. « Jusqu’à présent, dans le cadre de leurs efforts visant à contrôler la propagation de la maladie, les autorités chinoises ont abattu plus de 24 000 porcs dans quatre provinces, détaille la FAO. La Chine est l’un des plus importants producteurs porcins au monde et est à l’origine d’environ la moitié de la population mondiale de porcs, soit 500 millions. »

« La souche détectée en Chine est semblable à celle qui a infecté des porcs dans l’est de la Russie en 2017 mais jusqu’à présent, et alors que l’enquête se poursuit, le Centre chinois de santé animale et d’épidémiologie n’a pas trouvé de preuve formelle qu’il existe un lien avec cette dernière épidémie », complète la FAO. Pour Juan Lubroth, chef vétérinaire à la FAO, la circulation de produits porcins plutôt que d’animaux vivants, est la piste privilégiée pour expliquer l’apparition du virus en Chine.

« L’éradiquer aussi vite que possible »

« La réponse immédiate à l’épidémie sera de l’éradiquer aussi vite que possible, » ajoute Wantanee Kalpravidh, coordinatrice régionale pour la FAO et l’Ectad, le Centre de réponse d’urgence aux maladies transfrontalières. Ce dernier travaille avec les autorités chinoises afin de surveiller la situation. La FAO s’interroge toutefois sur « une restriction complète de la circulation des animaux et des produits porcins […], soulignant que cela pourrait pousser à de méthodes illégales de transport ».