« La zone blanche sera prête en huit à dix jours », a avancé Loïc Gouello, directeur de crise de la peste porcine africaine (PPA) ce vendredi 18 janvier lors d’une conférence de presse à Paris.

Annoncée par le ministère de l’Agriculture le 14 janvier, l’installation de la clôture débutera le lundi 21 janvier prochain. « Elle sera constituée de grillage renforcé, mesurera 1,50 m de hauteur, et sera enfouie à 50 cm de profondeur, précise Loïc Gouello. »

Sur les préconisations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement (Anses), la clôture sera érigée à six kilomètres de la frontière belge. « D’après les modélisations de propagation en milieu naturel et dans la faune sauvage, la PPA parcourt entre trois et quatre kilomètres par mois. L’objectif est de devancer la propagation du virus si jamais il s’introduisait sur le territoire français. […] Une fois la première zone blanche délimitée, nous en établirons une seconde en lieu et place de l’actuelle zone d’observation renforcée nord (ZOR Nord, voir la carte ci-dessous) », précise Loïc Gouello, qui estime le coût de l’opération de clôture à plusieurs millions d’euros.

Une aide de 100 € par sanglier chassé

Avant même le début de l’installation de la clôture, les actions de chasse vont s’intensifier. « Dès ce week-end, une battue concertée sera organisée à l’emplacement de la zone blanche pour réduire au maximum la densité des populations, et de renforcer les patrouilles pour déceler les animaux morts, précise Loïc Gouello. Les animaux tirés en action de chasse seront détruits et ramassés dans les règles de biosécurité, et adressé à l’équarrissage. »

Par ailleurs, « une aide de 100 euros pour chaque sanglier abattu, traité de manière sécurisée et transporté jusqu’à un point d’équarrissage disposé dans la zone. […] Les tirs seront également géolocalisés. Tous les dispositifs financiers sont d’ores et déjà prêts et les contrôles seront réalisés par la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt (Draaf) ».

V. Gu.