Durant l’exercice 2020-2021, « l’effet Covid, l’influenza aviaire, les pertes de récoltes par rapport aux aléas climatiques (−30 %), et les taux de change sur les monnaies, comme nous sommes très présents en Europe de l’Est, c’est au final environ 20 millions d’euros d’EBE (excédent brut d’exploitation) qui manquent », a chiffré le président du groupe coopératif landais, Michel Prugue, lors de l’assemblée générale annuelle à Saint-Pierre-du-Mont (Landes).

Des « signes encourageants » pour la campagne de 2021-2022

Assurant que « les partenaires financiers sont là », Michel Prugue a expliqué que Maïsadour avait « fait le choix de céder un certain nombre d’activités » dans la salaison ou le poisson, afin de « désendetter d’un tiers » le groupe aux 5 000 agriculteurs adhérents.

Il a par ailleurs évoqué des « signes encourageants » avec « cette année, une récolte de maïs qui est à des niveaux proches des records » et « des prix élevés qu’on n’attendait pas », ce qui offre « un ballon d’oxygène dans les exploitations de nos adhérents ».

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Préserver la rémunération des adhérents

Globalement, « on a besoin du soutien de nos clients pour préserver la juste rémunération de nos éleveurs face à l’inflation, et ce, afin de passer cette vague et accélérer nos projets vers un monde durable », a souligné le nouveau directeur général du groupe, Christophe Bonno.

Le groupe s’est également réjoui du vote de la loi dite Egalim 2, mais a alerté sur l’urgence de la revalorisation des tarifs, avec une répercussion sur le consommateur.

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Création d’une filière du soja « 100 % locale et sans OGM »

Le groupe a présenté plusieurs de ses actions visant à soutenir la compétitivité des adhérents et son engagement dans « les pratiques durables ». Parmi elles, la création, avec Vivadour, d’une nouvelle filière de production de soja 100 % locale et sans OGM » avec une usine opérationnelle d’ici à juin 2022 dans les Landes.

Ont également été cités la « démarche agroécologique Ideaal, qui recense les bonnes pratiques et propose aux adhérents « des plans de projets individuels […] au service de la durabilité, le développement d’une stratégie de vente directe avec un nouveau réseau de franchisés autour d’un nouveau concept de « magasins 100 % Sud-Ouest », et l’expérimentation de l’aquaculture.

Un rapprochement avec Euralis sur la table

Maïsadour a confirmé avoir ouvert les discussions avec le groupe Euralis autour des activités de production, de transformation et de commercialisation des produits des filières du canard à foie gras, saurisserie (poisson fumé) et boutiques de vente directe.

Un moyen d’« unir nos forces et expertise, [de] rendre plus robuste cette filière et [de] faire face aux crises », selon Christophe Bonno. Ce rapprochement est sur la table de l’Autorité de la concurrence.

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Raphaëlle Borget, avec l’AFP
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