Le berger est un maillon fort pour faire face à l’augmentation de la prédation. « Outre leur rôle de gardien, ils participent au dynamisme des systèmes pastoraux, souligne un rapport consacré au développement de l’action du plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage 2018-2023 visant à « améliorer l’attractivité du métier de berger et sa reconnaissance. »

Le problème c’est que les exploitants doivent faire face à une pénurie de bergers qualifiés et qu’ils ont du mal à fidéliser. Selon l’auteur du rapport, Camille Rode (1), cela s’explique en partie par la mobilité et surtout le fort renouvellement de la population de berger en activité.

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Améliorer les conditions de vie

Quelques pistes sont avancées pour améliorer l’attractivité du métier de berger, en particulier l’amélioration de leurs conditions de vie. Celle-ci reste « conditionnée par la mise en place d’avenants aux conventions collectives agricoles adaptés à l’exercice de ce métier », précise le rapport.

Les programmes Inn’Ovin et les services de remplacement font partie des outils pour « réduire la pénibilité et la charge de travail des éleveurs et des bergers ». L’accès à la formation pourrait être également une pierre angulaire du dispositif d’attractivité, en « incluant une mise en situation et des bases solides sur la gestion de la prédation ». Le compagnonnage est également cité pour favoriser la transmission des savoirs.

L’amélioration de « la cohabitation des bergers avec les autres usagers de l’alpage passe par une meilleure sensibilisation du public au travers d’une diversité des moyens de communication portés par des structures professionnelles ou publiques, estime le rapport. Ces améliorations seront conditionnées par l’implication et la cohésion des différents acteurs de la problématique, aussi bien à l’échelle locale qu’à l’échelle nationale. » Autant dire qu’il reste encore du pain sur la planche.

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M.-F. M.

(*) Stagiaire du Bureau du changement climatique et de la biodiversité (BCCB)