« Si le Consortium du Parmesan se soucie du bien-être des animaux, comme il le prétend, c’est maintenant qu’il faut agir », lance Léopoldine Charbonneaux de CIWF France, dans un communiqué diffusé le 26 juillet 2021. Dans le viseur de l’association de défense animale, l’absence de pâturage et la présence de vaches à l’attache dans certaines fermes italiennes produisant du lait pour la filière Parmesan.

L’association demande au Consortium de s’engager publiquement « à mettre fin à la souffrance » des vaches laitières concernées d’ici fin septembre 2021, « de supprimer progressivement l’attache d’ici fin 2024 au plus tard, et de publier une feuille de route pour permettre l’accès aux pâturages à toutes les vaches d’ici fin 2022. » Au terme de ce calendrier, de nouvelles actions pourraient être envisagées en fonction des avancées constatées.

Un « décalage entre l’image du Parmesan et la réalité »

Cette campagne fait suite à 4 ans « d’immobilisme » de la part des acteurs de la filière Parmesan, d’après l’association. En 2017, « le Consortium a ouvert un dialogue avec CIWF, s’engageant […] à mettre en place des actions pour soutenir l’amélioration des conditions d’élevage », contextualise l’ONG.

De toute évidence, le bilan est jugé décevant par l’association. « Environ 250 000 vaches, toutes élevées dans la vallée du Pô, sont exploitées au service de cette industrie en plein essor qui affiche un chiffre d’affaires annuel de plus de deux milliards d’euros », scande-t-elle. « Il y a un grand décalage entre l’image du Parmesan et la réalité », considère Léopoldine Charbonneaux.

Plus largement, Laetitia Dinault, responsable de la communication chez CIWF France, rappelle que l’association « se mobilise contre l’attache dans toutes les exploitations laitières, ou qu’elles soient, et contre le zéro pâturage. »

Alexandra Courty