Une instruction technique du 15 décembre 2017 précise les conditions d’octroi des aides animales, ainsi que les montants provisoires pour la campagne de 2017, pour l’aide aux bovins laitiers (ABL) et pour l’aide aux bovins allaitants (ABA).

L’enveloppe allouée à l’ABA pour 2017 est de 640,3 millions d’euros. Les montants unitaires estimés sont les suivants :

  • 176 € de la première à la 50e vache ;
  • 130 € de la 51e à la 99e vache ;
  • 70 € de la 100e à la 139e.

L’enveloppe allouée à l’ABL de base en zone de montagne est de 43 M€. L’enveloppe allouée aux trois autres aides laitières est de 90,5 M€. Des transferts entre les deux enveloppes seront possibles. Le montant unitaire de l’ABL de base est estimé à 70 € par vache en zone de montagne et 34 € hors zone de montagne. Le montant de l’ABL complémentaire pour les nouveaux producteurs est estimé à 15 € par vache primée au titre de l’aide de base en zone de montagne et 10 € pour les producteurs hors zone de montagne.

Les montants définitifs seront calculés en fin de campagne.

10 vaches ou 10 UGB pour l’ABA

Pour l’aide aux bovins allaitants, il faut détenir au moins 10 vaches éligibles ou 10 UGB dont au moins 3 vaches éligibles. Les UGB peuvent être des brebis, des chèvres ou des vaches présentes à la date de demande d’aide ou au 15 mai 2017. Le plafond d’animaux primables ne change pas. Il est de 139 femelles par exploitation, nombre auquel s’applique la transparence pour les Gaec totaux.

Pour l’aide aux bovins laitiers, comme en 2016, l’aide en zone de montagne est plafonnée à 30 vaches éligibles et l’aide hors zone de montagne à 40 vaches éligibles, plafonds auxquels s’applique la transparence Gaec.

En 2017, les regroupements au titre de l’arrêt Ballmann ne bénéficient plus de la dérogation concernant l’identification et les mouvements des animaux. Ces producteurs devront se conformer à la réglementation en vigueur, ce qui peut avoir un impact sur le nombre d’animaux présents sur l’exploitation demandant l’ABL, pendant la période de détention obligatoire. Une dérogation leur est accordée, sous certaines conditions, pour la campagne de 2017 seulement.

Pour les deux aides, la prise en compte des vaches vendues après la demande est précisée. Une vache ne peut être engagée qu’une seule fois par campagne, qu’elle soit primée ou non. Elle est considérée comme engagée lorsqu’elle est éligible et présente le jour de la demande de prime.

Marie Salset

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Offre insuffisante en vaches laitières

Le recul de l’offre s’accentue de semaine en semaine au point que certains abattoirs peinent à faire fonctionner leurs lignes de production en continu. Cela a un impact sur les prix des laitières : les acheteurs sillonnent les campagnes et les éleveurs se retrouvent en position de force pour négocier.