« En avril 2021, avec un nombre de jours ouvrés identique à avril 2020, la production nationale d’aliments composés est en légère hausse de 0,4 % par rapport à l’année dernière », observent La Coopération Agricole nutrition animale et le Snia, dans leur note de conjoncture mensuelle diffusée le 17 juin 2021. Derrière cette progression, se cachent d’importantes disparités d’une filière à l’autre.

Forte progression en bovins

Les volumes destinés aux bovins enregistrent une forte hausse : +11,8 % par rapport à avril 2020. « Dans le cadre du premier confinement, une baisse de 5 % avait été observée en avril 2020, expliquée par des achats de précaution en mars 2020, ce qui pourrait expliquer une partie de la hausse » observée cette année, estiment La Coopération Agricole et le Snia.

Évolution de la production d’aliments composés en avril 2021 par rapport à 2020.

Cette hausse concerne aussi bien les vaches laitières (+14,8 %) que les autres bovins (+5,1 %). La production progresse aussi dans le secteur ovin et caprin (+10,1 %). La tendance est différente pour les porcins : –3,6 % avec une baisse qui touche tant les aliments d’engraissement (–1,1 %), que ceux pour les truies (–7,7 %) et les porcelets (–10,4 %).

Baisse en volailles

La production d’aliments pour volailles recule également, de 4,7 % par rapport à avril 2020, toutes productions confondues : –3 % en poulets, –11,9 % en dindes, –11,1 % en pintades, –24,9 % en palmipèdes et –8,5 % en cailles. Seules les fabrications pour poules pondeuses échappent à cette tendance baissière en progressant de 5,9 %.

Pour les 10 premiers mois de la campagne de 2020-2021, de juillet 2020 à avril 2021, la production globale d’aliments est en baisse de 0,9 %. Celles pour les ruminants, à l’exception de la catégorie des autres ruminants, sont en hausse : +7,9 % en ovins et caprins, +2,2 % pour le mash, et +2,5 % en vaches laitières.

Évolution de la production cumulée d’aliments composés de juillet 2020 à avril 2021 sur un an.

À l’inverse, les fabrications pour monogastriques sont majoritairement en recul sauf celles pour les poules pondeuses (+3,9 %) : –17 % en palmipèdes, –12,6 % en pintades, –4,5 % en truies ou encore –3,9 % en lapins.

« Au niveau régional la hausse d’aliments pondeuses se retrouve essentiellement dans le Centre-Ouest avec +19,3 % tandis que la Bretagne concentre la hausse en aliment bovins hors mash (+19,3 %), détaillent La Coopération agricole et le Snia. Les aliments pour ovins et caprins progressent dans le Sud-Ouest (+13,6 %). L’aliment pour lapins observe une baisse générale sauf dans le Nord où il progresse de 7 %. »

Éric Roussel