En octobre toujours, le secteur bovin essuie une chute de 4,6 % de ses fabrications. C’est le résultat du repli de la demande d’aliments destinés aux vaches laitières, de 4,0 % sur un an, selon la note de conjoncture diffusée par Coop de France nutrition animale et le Snia, le 17 décembre 2019. Et toutes espèces confondues, les volumes de mash ont aussi reculé : de 3,7 %.

La production d’aliments composés pour bovins essuie un recul de 4,6 % sur un an en octobre 2019. © Coop de France nutrition animale et Snia

Chez les monogastriques, les volumes produits pour la filière porcine progressent de 1,8 %. Les fabrications destinées aux porcs charcutiers augmentent de 2,9 %, atténuant la baisse de celles pour porcelets (-1,6 %). La demande pour les truies reste stable. Quant au secteur de la volaille, ses volumes sont en hausse de 1,1 % grâce au dynamisme des aliments pour pondeuses (+6,1 %).

Un début de campagne dynamique

« Sur les quatre premiers mois de la campagne 2019-2020, l’activité est dynamique (+0,9 %), estiment Coop de France nutrition animale et le Snia. Les aliments pour porcs ainsi que le secteur de la volaille progressent respectivement de 2,4 % et de 1,2 %. Les aliments pour bovins sont en recul de 2,1 % tandis que les mash sont en légère hausse de 0,2 %. »

Sur les dix premiers mois de l’année 2019 aussi, les volumes d’aliments composés produits sont en hausse de 0,2 %. Ceux pour porcs progressent globalement de 0,9 %, tirés par le segment de l’engraissement (+2,0 %). Le secteur bovin accuse une légère baisse, de 0,3 %, tiré notamment par les fabrications pour vaches laitières de 0,3 %.

Depuis le début de l’année 2019, la production d’aliments composés est en augmentation par rapport à la même période l’an dernière. © Coop de France nutrition animale et Snia

« La production d’aliments pour volailles est également en recul de 0,8 %, la progression observée en pondeuses (+0,5 %) ne suffit pas à compenser les baisses en dindes (-3,1 %) et en palmipèdes (-1,3 %). Les aliments pour poulets quant à eux atténuent leur baisse (-0,8 %). Les aliments lapins affichent toujours une régression : -5,7 % sur cette période » des dix premiers mois de l’année.

E.R.