Alors que les négociations commerciales battent leur plein, « les prix annoncés par certains industriels sont loin de prendre en compte la hausse des charges subie par les éleveurs laitiers au regard des prix antérieurs qui déjà ne [les] rémunéraient pas », déplore la Coordination rurale le 3 février 2022.

Un indicateur souvent « oublié »

La prise en compte d’un indicateur de prix de revient, « connu de tous », avait pourtant été établie dans le cadre de plan de filière « France Terre de Lait » signé par l’ensemble des acteurs, rappelle le syndicat.

« Mais force est de constater que cet indicateur « semble très souvent oublié dans les négociations, voire pire, des organisations de producteurs ! », dénonce l’organisation.

À lire aussi : Conjoncture, les marges des producteurs laitiers sont mises à rude épreuve (03/02/2022)

450 €/1 000 litres

« L’augmentation des charges étant déjà perceptible pour 2022, les prix à la production ne peuvent se négocier et être sanctuarisés qu’au-delà d’un prix à 450 euros, prix minimum pour couvrir les hausses de charges, mais aussi la rémunération des producteurs bien insuffisante ces dernières années », estime le syndicat.

Il appelle ainsi les organisations de producteurs et les coopératives à jouer le jeu, en prenant en compte « cette base claire » lors des négociations avec industriels et distributeurs, sous peine de mettre à mal une filière laitière déjà fragilisée.

À lire aussi : Lait, l’OP Danone Sud-Est mobilisée pour renégocier son contrat (03/02/2022)

Raphaëlle Borget