« Malgré un bilan positif des négociations commerciales au début de 2020, […] nous constatons de plus en plus que les engagements pris sur le prix d’achat des fromages de chèvre en marque nationale ou marque de distributeur (MDD) sont mis de côté par certaines enseignes », déplore la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC) dans un communiqué diffusé le 9 février 2021. L’appel est donc lancé : « La grande distribution doit prendre ses responsabilités. »

D’après le syndicat, l’argument avancé par les distributeurs concernés porte sur la préservation du pouvoir d’achat des Français, fragilisé par la crise sanitaire. Mais cela ne convainc pas, d’autant que « les changements de comportement d’achat des consommateurs ont été marqués par une forte hausse des achats de fromages de chèvre en libre-service ».

Un objectif de prix à 790 €/1 000 litres

L’objectif de la FNEC est clair : « La dynamique des États-généraux de l’alimentation (EGA) enclenchée l’année dernière doit se poursuivre, afin d’atteindre l’objectif de prix de 790 €/1 000 litres. » La hausse des coûts de production, engagée l’été dernier, ne fait qu’accentuer la détermination du syndicat.

L’accord tarifaire entre Lidl et Eurial, annoncé le 9 février 2021, promet justement une revalorisation du prix du lait de chèvre à hauteur de 790 €/1 000 litres sur 5 millions de litres de lait.

Alexandra Courty