Les différents acteurs de l’amont comme de l’aval ont mis plusieurs thèmes stratégiques sur la table lors de cette réunion, dans le but notamment de faciliter les démarches administratives des futurs projets.

Les boues d’épuration au cœur des débats

La question des boues de station d’épuration comme produit pour la méthanisation a occupé la majeure partie des débats lors de cette réunion. D’un côté, des acteurs (maires, collectivités…) qui ne savent pas quoi faire de ces déchets, mais qui souhaitent les valoriser au mieux. De l’autre, les agriculteurs méthaniseurs qui ne souhaitent pas utiliser ce produit dans leurs mélanges.

En effet, leur faible pouvoir méthanogène, cumulé au risque lié à la présence de métaux lourds ou d’autres substances, qui pourrait se retrouver dans le digestat rend les méthaniseurs frileux à l’idée d’utiliser ces boues. Au total, les boues de station d’épuration représenteraient un volume important à traiter pour les stations mais ne représenteraient que 1 % du gisement français des matières méthanisables.

Simplification des démarches et aide au menu

D’autres sujets ont été abordés lors de ce rendez-vous. On note différentes avancées, ainsi le seuil de puissance pour une installation soumise à autorisation a été élevé. Le but est de faciliter les démarches administratives en comprenant plus de projets soumis seulement à enregistrement, et donc accélérer la réalisation des futurs projets.

L’usage des digestats était également au cœur des débats, l’objectif étant de faciliter leur usage sur sol agricole en le sortant du statut de déchet. En devenant un produit, le digestat deviendrait une nouvelle valeur ajoutée sur une installation.

Les coûts de raccordement au réseau de transport de gaz naturel de GRTGaz ont été abordés. Ils font l’objet d’une aide de 40 % du coût de raccordement. Cette mesure était jusqu’ici réservée aux raccordements sur les réseaux de distribution de GRDF. Cette aide, sera accordée dans la limite de 400 000 €.

D’autre aspect faisaient partie des discussions, comme l’autorisation de l’utilisation du bioGNV pour les engins agricoles. Une publication au Journal officiel rectifie le vide juridique autour de l’utilisation de ce carburant pour les véhicules agricoles.

P. Peeters