Le 27 février dernier, Édouard Sauvage, le directeur général de GRDF, principal gestionnaire du réseau de distribution de gaz en France, a montré son intention de poursuivre la dynamique de développement de la méthanisation en France. Il a signé des accords avec deux poids lourds de l’enseignement supérieur et de la recherche agronomique en France : l’Inrae et AgroParisTech.

Poursuite de l’aventure avec l’Inrae

Depuis février 2018, l’Inrae et GRDF ont entamé une collaboration sur des thématiques liées à la méthanisation : conservation du potentiel énergétique des digestats, impact positif des cultures intermédiaires sur le stockage du carbone organique dans les sols agricoles ou encore évaluation environnementale de la méthanisation en analyse de cycle de vie. L’optimisation de la production de biogaz était étudiée par l’Irstea avec l’aide de GRDF.

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Un nouvel accord-cadre a été signé avec Philippe Mauguin, président-directeur-général du nouvel Inrae, pour favoriser l’insertion de la méthanisation comme pratique agroécologique. Ce partenariat sur cinq ans devrait accompagner le développement de cultures intermédiaires multiservices et/ou à vocation énergétique. L’amélioration du processus de méthanisation et sa modélisation seront au programme, ainsi que la valorisation des digestats.

Une première avec AgroParisTech et sa fondation

C’est avec AgroParisTech et sa fondation qu’Édouard Sauvage a également signé un accord. Celui-ci poursuit un objectif pédagogique auprès des étudiants de cet établissement parisien, afin de les sensibiliser à la méthanisation, ainsi qu’un but de développement d’outils innovants au service des exploitants.

La ferme expérimentale de Grignon, place forte de cette école d’ingénieurs agronomes, sera « un précieux laboratoire ». À partir des travaux réalisés, un nouvel outil « PerfAgro » sera développé, dans le but d’accroître la résilience agronomique et économique des exploitations. Il devrait préciser l’impact de la méthanisation sur les comptes d’exploitation.

Gildas Baron