« L’absence de revenu suite aux crises agricoles n’a pas permis aux paysans de constituer des réserves suffisantes pour encaisser ce coup dur supplémentaire », explique le syndicat, à propos de la sécheresse, dans un communiqué du 5 juillet. Pour y remédier, la Confédération paysanne « exige » que cinq mesures soient mises en place.

Aider les éleveurs à se procurer du fourrage

Parmi ces exigences, le syndicat demande « le règlement immédiat des MAEC […] non versées depuis 2015 » afin que les agriculteurs puissent acheter du fourrage. Toujours sur le fourrage, le syndicat propose la mise en place par les chambres d’agriculture d’opération « solidarité fourrages et paille » avec prise en charge du transport par les pouvoirs publics. « L’encadrement des prix de la paille et du fourrage » est également cité parmi les cinq mesures, tout comme « l’autorisation de récolte des jachères, sans influence sur les primes Pac ».

Des commissions d’expertise dans les départements

Alors que 51 départements subissent des restrictions d’eau, l’une des demandes de la Confédération paysanne repose sur « la mise en place automatique de commission d’expertise dans les départements où des cellules de veille sur le réseau hydrique ont été mises en place ».

Au-delà de ces mesures, le syndicat propose de « poser les bases d’une rénovation du Fonds national de garantie des calamités agricoles », ceci afin de « mettre en place une alternative mutualiste et solidaire aux assurances privées ».