L’arrêté paru ce matin au Journal officiel précise que « la préparation, la mise sur le marché, la prescription, la délivrance, l’administration, l’importation et l’exportation des autovaccins à usage vétérinaire destinés aux ruminants définis […] fabriqués à partir d’organismes pathogènes autres que les bactéries sont interdites ».

Les règles à suivre

L’arrêté explique que « l’administration d’autovaccins à usage vétérinaire à des ruminants appartenant à une espèce différente de celle prélevée est interdite ». Seules les voies orale, parentérales sous-cutanée ou intramusculaire, sont autorisées pour administrer ces autovaccins. Puis le texte livre les détails par espèces, sur la préparation des autovaccins.

Un autovaccin est un vaccin réalisé par un vétérinaire, à partir de prélèvements bactériens sur les animaux d’un élevage et administré aux animaux de ce même élevage. Les animaux prélevés et vaccinés doivent être de la même espèce. En 2003, l’autovaccination des ruminants avait été interdite en raison des risques de transmission du prion de l’ESB.

Un risque « quasi nul »

En 2016, l’Anses avait considéré comme « quasi nul » les risques liés à l’ESB. Les pays voisins autorisaient d’ailleurs l’autovaccination des ruminants. La ré-autorisation de cette pratique en France était donc chose logique.