On peut être leader sur le marché de la tonne à lisier, avoir des carnets de commandes pleins et être en difficulté. C’est la situation du constructeur breton Pichon, qui a demandé à être placé en redressement judiciaire pour une période de six mois. Un placement accordé le 7 novembre 2018 par le tribunal de commerce de Rennes. L’entreprise refuse pour le moment de communiquer mais deux événements sont évoqués pour expliquer ses difficultés passagères.

Gilibert cesse son activité

En 2016, l’usine a quitté son implantation historique de Guipavas pour Landivisiau, en bordure de RN12, dans un site de production avec 22 000 m² de bâtiments. L’investissement est estimé à 14 millions d’euros et l’ancien site n’a pas encore trouvé de repreneur.

L’autre catalyseur des difficultés est le rachat des remorques Gilibert en 2015. L’entreprise iséroise, au bord de la faillite au moment de l’acquisition, n’a jamais remonté la pente. Elle a été placée en liquidation judiciaire sans continuation d’activité par le tribunal de commerce.

Corinne Le Gall