Alors que les massifs de l’est de la France (Jura et Savoie) ont su « concilier volume, prix du lait et revenus des éleveurs grâce à la montée en puissance de leurs AOP (1) et IGP (2) », seul un quart du lait collecté dans le Massif central est commercialisé sous AOP, et « valorisé à des prix bien inférieurs à ceux de la Savoie et de la Franche-Comté », estime l’Institut de l’élevage (Idele), dans une étude pour FranceAgriMer publiée le 3 octobre 2018.

Pourtant, la région dispose d’« une grande diversité de produits, à l’inverse des autres massifs montagneux français ». Pour l’Idele, « l’obtention d’une valeur ajoutée pour le lait des montagnes du Massif central est la recommandation de base à même de redynamiser la filière laitière de cette zone. Au-delà de l’enjeu agricole, c’est l’avenir du tissu rural qui en dépend. »

« Segmentation et démarcation »

Cette valeur pourrait s’obtenir par « la segmentation ou la démarcation » des produits issus de ce territoire. « Pour cela, les arguments ne manquent pas tant l’image de la montagne et de ses modes de production sont en tout point en phase avec les attentes du consommateur (image, environnement, bien-être animal) ».

Par ailleurs, à l’instar des autres massifs français, l’Institut souligne qu’« en comparaison aux zones de plaine, un différentiel important pèse sur les coûts de production du lait et les coûts de collecte par les entreprises. Ce différentiel doit être pris en compte pour le renforcement de la politique de compensation des handicaps naturels pour les exploitations et la mise en place d’une aide à la collecte. »

(1) Appellation d’origine protégée.

(2) Identification géographique protégée.