« La faiblesse du marché de la viande s’est à nouveau exprimée cette semaine sur le marché du vif par des baisses dans le nord de l’Europe et de la stabilité au Sud, observent les organisateurs du MPB. Pourtant, les offres sont extrêmement basses partout car la lente croissance des porcs, en raison des températures élevées, vient s’ajouter au creux saisonnier de la production. »

Une nouvelle baisse en Allemagne

Sous la pression de certains abatteurs, l’Allemagne a annoncé une nouvelle baisse de son prix de base, de 2 centimes. « L’ensemble des länder est à présent en vacances scolaires et la demande, déjà impactée par le départ des vacanciers, subit les conséquences de la forte chaleur peu propice à la consommation de toute viande. »

Même régime pour les prix autrichiens qui reculent de 2 centimes sous l’influence allemande « alors que les offres sont très faibles, mais la demande souffre, ici aussi, […] de la canicule. Le même constat est rapporté de Belgique et des Pays-Bas dont les références ont enregistré une deuxième baisse consécutive. Le prix d’acompte danois, déjà bien bas, est resté stable. »

Estimation des prix moyens payés éleveurs. © MPB

Au sud, l’Espagne a reconduit ses cours. « Les poids fondent comme partout mais restent au-dessus des poids de l’année passée. Ceci fait craindre, avec le retour de l’offre dans quelques semaines, à une brusque remontée des volumes qui entraînera les prix vers le bas, et ceci beaucoup plus tôt que d’ordinaire. »

Un marché mondial tendu

Sur le marché mondial, « l’augmentation de l’offre se heurte à une demande moindre du fait de la croissance des productions des pays très dépendants, jusqu’à présent, des importations. Au détriment des prix payés aux éleveurs, le commerce international se pratique férocement à coup de tarifs ultra-concurrentiels. »

Bilan : « en Chine par exemple, le cheptel porcin total du mois de juin est en baisse de 1,8 % par rapport à l’an passé […] ». Le nombre de reproducteurs chuterait de 2,9 %. « En Europe, le Cheptel allemand, deuxième cheptel européen derrière celui de l’Espagne, est en baisse de 1,1 % à la fin mai, le cheptel reproducteur est inférieur à l’an passé de 2,7 %. »

« De l’autre côté de l’Atlantique, où le cheptel porcin total au 1er juin est toujours en augmentation de 3,4 % (cheptel reproducteur : + 1,6 %), les pertes s’accumulent pour les éleveurs depuis le mois de mars alors que les prix se situent à des niveaux inférieurs aux années passées. »