« Pour être représentatif, le. MPB doit fonctionner avec un minimum d’apports et depuis quelques séances, le nombre de porcs vendus a chuté menaçant donc tout le système », alertent JA de la Bretagne et des Pays de la Loire, dans une lettre ouverte adressée aux producteurs de porcs le 13 novembre 2020.

Lors de la séance de vente du jeudi 12 novembre 2020, « seuls 14 065 porcs ont eu une enchère sur 24 329 porcs présentés, alors que c’est environ 380 000 porcs qui devraient être abattus la semaine prochaine. Comment établir une cotation fiable et non discutable avec seulement 3,7 % des animaux ? » s’interrogent les syndicats.

À lire aussi : Porc, « non à la castration sous anesthésie, oui au mâle entier » (13/11/2020)

« Pressions de certains abatteurs »

JA de Bretagne et des Pays de Loire constatent une « baisse constante des achats des abatteurs », qui entraîne « une diminution de leurs quotas semaine après semaine ». Pour expliquer ce phénomène, ils pointent des « pressions fortes et alléchantes » de certains abatteurs pour « obtenir l’apport de cochons en direct des producteurs, sans passer par les organisations de producteurs, ou après coup ».

Les syndicats jugent nécessaire de « se battre pour maintenir une cotation transparente et unique pour l’ensemble des producteurs français », à défaut de quoi « les conséquences peuvent être dramatiques pour le maillon production ».

À lire aussi : Peste porcine africaine, le virus « s’approche des zones d’élevage » (12/11/2020)

Vincent Guyot