« Le champ d’application de la mission inclut “curieusement” les équidés, et notamment la gestion de leur fin de vie “quels que soient les détenteurs” », remarque la Coordination rurale. Inclure le cheval dans l’enquête « laisse croire » qu’il est assimilé à un animal de compagnie. Or, « cette idée est extrêmement préjudiciable à tous les professionnels de la filière du cheval », estime le syndicat. Pour lui, l’abandon ou la fin de vie des équidés méritaient une mission spécifique.

Libellé ambigu

Loïc Dombreval, député en charge de cette mission, admet que son libellé est ambigu mais le débat sur le statut du cheval n’est pas le sujet à l’ordre du jour. Si des imprécisions existent dans la formulation, il constate que « certains propriétaires considèrent leur cheval comme un animal de compagnie. À l’inverse, certains chiens, utilisés pour la détection des explosifs par exemple ne sont pas des animaux de compagnie. »

La méconnaissance, source de maltraitance

Un grand nombre d’auditions a déjà eu lieu. Elles concernent les chevaux, mais surtout les chiens et les chats. Le député relève d’ores et déjà qu’un grand nombre de propriétaires méconnaissent les besoins de leur animal. Or, « cette méconnaissance est source de maltraitance et d’abandon », estime-t-il.

Loïc Dombreval avance des idées comme la mise en place d’un certificat ou attestation nécessaire pour détenir un animal de compagnie. Acheter un chien ou un cheval ne serait possible que pour les détenteurs de « code » du chien ou du cheval. Concernant la fin de vie du cheval, un certain nombre de chevaux sont exclus de manière définitive de la consommation humaine sur simple décision de leur propriétaire. « Et cela pose un problème », reconnaît le député.

M.-F. M.