Le 29 mars 2021, le Réseau d’épidémiosurveillance en pathologie équine (Respe) recensait 37 foyers de rhinopneumonie sur notre territoire dont 25 (67 %) étaient en lien avec les compétitions espagnoles.

La France serait le pays le plus touché par les cas d’origine espagnole mais le Respe souligne que la proportion de chevaux français participant aux concours était importante (30 % à Valence par exemple) et que l’incitation à la déclaration et à la recherche systématique d’un lien avec les CSI n’est pas toujours effectuée.

Les foyers français concernent quatorze départements : Bouches-du-Rhône, Calvados, Charente-Maritime, Corrèze, Gironde, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hérault, Indre-et-Loire, Manche, Pyrénées-Atlantiques, Seine-et-Marne, Val-d’Oise, Yonne. Dans deux foyers en lien avec les CSI espagnols, des cas contacts ont pu être identifiés, mais aucun cas d’échappement d’un site n’a été identifié.

Des cas de mortalité

Les symptômes exprimés par les chevaux sont respiratoires ou de l’hyperthermie. Quelques syndromes neurologiques sont recensés, « mais un seul cas de mortalité sur un cheval contact est rattachable à cet épisode, note le Respe. Des mesures sanitaires strictes sont maintenues avec des tests réguliers des équidés de ces foyers et le nombre de positifs diminue régulièrement. »

Parmi les cas sans lien avec les concours espagnols, quatre ont déclaré des syndromes neurologiques avec quatre équidés morts sur trois sites différents.

Retour à la compétition

La reprise des compétitions se prépare, mais les procédures sanitaires seront renforcées sur l’ensemble des rassemblements organisés sous l’égide de la Fédération équestre internationale.

« La Fédération française de l’équitation (FFE) et la Société hippique française (SHF) ont décidé conjointement de maintenir la reprise des compétitions équestres nationales et internationales, rassemblement d’équidés et stages qu’elles organisent, ou placé sous leur égide à partir du lundi 12 avril 2021 », précise le Respe. Des conditions de reprise spécifiques, qui s’harmoniseront avec celles établies avec la FEI, seront prochainement précisées.

La cellule de crise du Respe incite à la plus grande prudence. « Tous les foyers “espagnols” et “autochtones” ne sont pas clos. Une circulation virale est toujours active au sein de certains effectifs. » La surveillance des nouveaux cas est selon les vétérinaires un facteur clef de la maîtrise de la maladie.

Marie-France Malterre