La Direction générale de l’alimentation rappelle que, dès qu’un cas de maladie d’Aujeszky est confirmé dans un élevage de suidés (porcs domestiques et/ou sangliers) au sein d’un département situé sur le territoire français, celui-ci n’est plus considéré comme « indemne de maladie d’Aujeszky », conformément à l’arrêté ministériel du 28 janvier 2009. Les mouvements de suidés sont alors soumis à des conditions bien spécifiques.

C’était le cas par exemple dans l’Allier, où un foyer avait été confirmé au sein d’un élevage de sangliers destinés à la chasse, le 6 avril dernier. « Depuis le 24 juillet 2020, le département a recouvré son statut indemne », informe Pierre Grangé, directeur technique du groupement de défense sanitaire (GDS) de l’Allier.

Si, à ce jour, aucun département en France n’est recensé comme « non indemne » d’après Pierre Grangé, le ministère de l’Agriculture revient, dans son bulletin officiel, sur les dispositions qui s’appliquent lorsqu’un cas de maladie d’Aujeszky est répertorié dans un élevage de suidés.

Un laissez-passer à se procurer auprès du département

« La direction départementale en charge de la protection des populations (DDecPP) doit prendre un arrêté préfectoral […] rendant obligatoire pour tout éleveur de suidés souhaitant réaliser un mouvement à destination d’un élevage ou d’un abattoir situé en dehors du département, l’obtention d’un laissez-passer sanitaire conforme à l’annexe 1 de la présente note de service », rapporte le ministère.

Ces dispositions restent en vigueur tant que le département n’a pas recouvré son statut indemne. Les mesures de restriction des mouvements sont levées seulement si « tous les porcs présents dans les unités épidémiologiques infectées ont été abattus ; et si, [...] des résultats d’enquêtes épidémiologiques reposant sur des examens cliniques et des épreuves sérologiques ou virologiques, qui ont été réalisées dans toutes les exploitations détenant des porcs entrés en contact, direct ou indirect, avec l’exploitation infectée ainsi que dans celles situées dans un rayon déterminé autour des unités épidémiologiques infectées, ont démontré l’absence d’infections dans ces exploitations. »

Lucie Pouchard