« C’est une bonne année en rendement et en qualité, confirme Bertrand Carpentier, ingénieur spécialisé dans le maïs fourrage chez Arvalis. Les premières analyses font état d’un taux d’amidon allant de 33 à 36 % dans le nord de la France, mais cela reste à confirmer. En conséquence, les éleveurs ont refait leurs stocks fourragers, après une récolte difficile en 2016. Une fois les silos remplis, certains n’ont pas hésité à faire du maïs grain humide. »

Des chantiers dès la fin d’août

Certaines régions ont néanmoins souffert d’un important déficit hydrique, déclenchant des chantiers d’ensilage dès la fin du mois d’août, avec des taux de matière sèche dépassant parfois 35 %. C’est le cas de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. « Le fourrage a été plus difficile à tasser, en raison du taux de matière sèche plus élevé, observe Bertrand Carpentier. Une attention particulière devra donc être portée à l’ouverture du silo, afin d’éviter les reprises en fermentation si l’avancée est trop lente. »

Vincent Guyot