« C’est une année exceptionnelle, affirme Bertrand Carpentier, spécialiste en maïs ensilage chez Arvalis. Si les conditions plutôt sèches jusqu’au 20 juillet ont avancé la floraison de 2 à 12 jours selon les régions, les températures se sont ensuite rapprochées de la normale, accompagnées de pluies plus régulières. » Résultat : des épis bien fécondés et un développement de la plante sans stress hydrique jusqu’à la récolte.

Rendements en hausse de 15 %

En 2017, le rendement moyen français atteint 13,8 t de MS (matière sèche) par hectare, contre 12 t en 2016. « Cela s’explique par un bon gabarit des plantes et un très bon remplissage des grains, note Bertrand Carpentier. Les conditions séchantes de la fin de l’été ont cependant accéléré la dessiccation des plantes. À l’échelle nationale, le taux de matière sèche dépasse 38 % dans près d’un chantier sur cinq. »

Valeurs alimentaires élevées

« La teneur moyenne en amidon est de 33 % sur l’ensemble du pays relève Alexis Ferrard, zootechnicien chez Arvalis. La digestibilité des tiges et des feuilles (dNDF) est également excellente. La moitié des maïs récoltés obtiennent une dNDF supérieure à 51 %. »

En conséquence, les valeurs alimentaires sont élevées. La récolte de 2017 gagne 0,01 UFL/kg de MS, par rapport à 2016, pour atteindre en moyenne 0,92 UFL/kg de MS. Même constat pour les valeurs azotées : les teneurs moyennes en PDIN et PDIE affichent respectivement 48 g/kg de MS (+4 g par rapport à 2016) et 72 g/kg de MS (+2 g).

« Ces maïs sont potentiellement acidogènes, prévient Alexis Ferrard. Il conviendra d’intégrer le cru de 2017 dans des rations bien pourvues en fibres, pour améliorer la qualité de la digestion et bien valoriser l’ensemble de la ration. »

V. Gu.