Quelque 500 personnalités ont signé une tribune publiée sur le site internet du journal Le Monde dans laquelle elles s’engagent à remplacer chaque lundi la viande et le poisson. Ces personnalités sont, selon le syndicat, seulement en « mal de reconnaissance » et tentent de « surfer sur la vague antispéciste ». Les politiques qui participent à ce mouvement sont eux-mêmes à l’origine des dérives de l’élevage car ils n’ont pas instauré un programme d’action qui aurait permis d’améliorer l’élevage français.

Un appel « truffé d’erreur »

La Confédération paysanne précise que cet appel est erroné et que le raisonnement qui le sous-tend est incomplet puisqu’il exclut la responsabilité de l’ensemble de la chaîne de production, comme celle des industriels et des distributeurs. Ces derniers, en participant à la course aux prix bas, limitent la marge de manœuvre des éleveurs pour une amélioration de leur système de production.

Par ailleurs, le mouvement ignore la spécificité des territoires qui ne peuvent être valorisés que par l’élevage ainsi que les bienfaits de l’élevage dit « paysan » sur l’environnement.

La Confédération paysanne entend donc continuer son combat avec la parution prochaine d’un plaidoyer en faveur de cet élevage.

R.H.