« Les éleveurs souffrent terriblement de voir leurs animaux égorgés, éventrés et le fruit de leur dur labeur réduit à néant », tempête le syndicat majoritaire, dans une lettre (1) adressée au préfet coordinateur du plan loup le 20 juillet 2018.

La FNSEA pointe l’augmentation de 20 % de la population de loups au sortir de l’hiver 2018, par rapport à 2017, et relève « 949 attaques, 3 611 victimes indemnisées entre le 1er janvier et le 30 juin 2018 ».

Trois demandes pour protéger les troupeaux

Jugeant que les tirs de défense simple « ne permettent pas une protection satisfaisante des troupeaux », le syndicat formule trois demandes au préfet coordinateur :

  • Faire en sorte que les tirs de défense renforcée soient accordés aux éleveurs dès la première attaque de leur troupeau ;
  • Étoffer la brigade d’intervention du loup pour qu’elle puisse agir partout où les troupeaux sont prédatés ;
  • Autoriser les tireurs habilités dans le cadre de tirs de défense renforcée à disposer d’armes équipées de lunettes thermiques, sous couvert des lieutenants de louveterie.

Retards d’indemnisation

Concernant l’indemnisation des victimes d’attaques du loup, la FNSEA dénonce un « traitement des dossiers qui traîne en longueur, particulièrement lorsqu’il est sous la responsabilité des parcs nationaux », estimant que cela « retarde d’autant les mesures de protection à prendre et le versement des compensations aux éleveurs pour les pertes subies ».

V. Gu.

(1) Également signée par Jeunes Agriculteurs (JA), la Fédération nationale ovine (FNO), la Fédération nationale bovine (FNB), la Fédération nationale du cheval (FNC) et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).