« Établi sur la base de nombreuses auditions et contributions écrites, ce rapport vise à susciter une prise de conscience de la désespérance du monde pastoral, sans remettre en cause la présence du loup, espèce protégée dans notre pays », détaille le Sénat dans son communiqué de presse mis en ligne le 18 avril 2018.

Refondre le système d’indemnisation

Le rapport formule 15 propositions dont 2 plus spécifiques sur les indemnisations versées en cas d’attaque. Les sénateurs proposent de « refondre le système d’indemnisation […] pour assurer la rapidité des paiements et la juste reconnaissance des préjudices subis et prévoir l’indemnisation des chiens de protection ».

Les parlementaires estiment que la procédure actuelle « fixée par circulaire, ne répond pas à l’exigence de garantie des droits des éleveurs. Elle peut même induire des ruptures d’égalité entre petits et grands élevages. La prise en charge de l’équarrissage est également souhaitable, ainsi que l’indemnisation des chiens de protection. »

Revenir sur la conditionnalité des aides

Autre proposition concernant les indemnisations : « revenir sur la conditionnalité à la mise en place de mesures de protection et reconnaître clairement la notion de troupeau non protégeable. Cette mesure fait peser un soupçon sur les éleveurs et témoigne d’une volonté de désengagement de l’État puisque le plan loup fixe comme objectif de développer la procédure déclarative des constats de dommages. »

Les sénateurs ont aussi consacré une de leur proposition aux chiens de protections. Ils souhaitent en « revoir l’utilisation, améliorer la formation et l’information de toutes les parties en contact avec eux, et prévoir les pouvoirs de chaque autorité (maire, représentant de l’État) pour les problèmes de sécurité publique afférents. »

Réapprendre au loup à se méfier de l’homme

Le rapport souligne aussi la nécessité de « développer les mesures alternatives aux tirs de prélèvement pour réapprendre aux loups à se méfier et à se tenir à l’écart des hommes. Il convient de développer le piégeage non mutilant, pour poser des puces ou des colliers aux loups, l’observation des comportements de l’animal et d’adapter les équipements à cet objectif. »