Le mercredi 6 mai 2020, Alain Pouget, président de la Coordination rurale de l’Occitanie, était venu déposer le cadavre d’un veau attaqué par un loup devant la préfecture de la Lozère à Mende. Il avait écopé d’une amende de 280 euros pour « jet de sous-produits animaux ou de produits dérivés ». Ayant refusé de payer cette amende, Alain Pouget a comparu devant le tribunal le jeudi 8 juillet 2021. Il a souhaité se défendre sans avocat. Conclusion de la séance : la justice a maintenu le même montant de l’amende.

L’exaspération des éleveurs

Normalement, le cadavre de l’animal doit être couvert d’une bâche et laissé sur place jusqu’à l’intervention des agents de l’Office français de la biodiversité dans les 48 heures. Outre le fait qu’entre-temps, le cadavre peut être prédaté par d’autres animaux, ce qui rend la reconnaissance de l’action du loup impossible, c’est surtout pour manifester l’exaspération des éleveurs qu’Alain Pouget a amené le veau à la préfecture.

Une exception de traitement

Selon Alain Pouget, cette décision est une première. En effet, de nombreux éleveurs ont déjà déposé des cadavres d’animaux (ovin principalement) pour faire entendre leur mécontentement face à la prédation lupine sans aucune poursuite judiciaire.

Renaud d’Hardivilliers