L’association n’a pas participé directement à la consultation du « projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018 », mais envoyé directement sa position aux ministres, de la Transition écologique et solidaire, de l’Agriculture et de la Cohésion des territoires.

Dans leur communiqué publié le 30 juin 2017, les maires interrogent : « Quel monde et quels espaces voulons-nous demain ? Les schémas de cohérence territoriale, les plans locaux d’urbanisme intercommunaux ne dessineront-ils l’avenir qu’autour des grands axes de circulation et des zones d’activité économique urbanisées ? Nos vallées de montagne, nos campagnes ne seront-elles destinées qu’à devenir d’agréables zones récréatives pour citadins pollués, ou des friches sauvages pour amateurs de « sensations » ?

Des bouleversements sur les territoires

Les élus estiment aussi être aux avant-postes pour témoigner de la réalité quotidienne des territoires ruraux, et après avoir apporté des précisions sur les bouleversements qui interviennent sur leurs territoires, ils expliquent : « Nous n’avons pas à indiquer, un “maximum” ou un “minimum” de loups à prélever, mais nous demandons clairement que ce plafond soit suffisamment élevé pour que chaque troupeau menacé puisse être défendu, par des tirs de défense ciblés mais aussi par des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure le prélèvement, qui doit prendre en compte, la réalité vécue par nos éleveurs et leurs troupeaux, par nos communes et leurs élus. »