Une situation de marché « très difficile » depuis plusieurs années, devenue aujourd’hui « catastrophique ». La Fédération nationale des groupements de producteurs de lapins de chair (Fenalap) et la Confédération française de l’aviculture (CFA, FNSEA) ne font pas dans la nuance pour décrire la situation des éleveurs dans un communiqué du 26 novembre 2016.

« Les trésoreries sont vides, le prix payé à l’éleveur ne couvre pas ses charges, indiquent-elles. Les cessations de paiement se multiplient, les éleveurs sont contraints d’arrêter leur activité. Pour ne pas voir la production de lapins disparaître, il devient vital que les producteurs soient rémunérés à un prix leur permettant de payer leurs charges et de vivre dignement de leur métier », avant de pouvoir s’engager dans des démarches de progrès.

Appel à la distribution

Les syndicats « en appellent à la distribution pour que la situation de la production cunicole soit bien prise en compte dans les négociations commerciales qui s’ouvrent. L’enjeu est la survie d’un secteur très éprouvé, souvent oublié mais qui appartient pourtant à nos traditions agricoles françaises. »

La Fenalap et la CFA rappellent les trois facteurs à l’origine de la crise : les fortes augmentations des matières premières comme la luzerne, impactant le coût de l’aliment, une consommation de viande morose et la perte de valorisation des peaux en 2014, sans compter la canicule de cet été et ses conséquences sanitaires.

E.C.