Le groupe français Lactalis, qui contrôlait 87,74 % du capital de Parmalat, via Sofil, a lancé une OPA sur la partie qu’il ne contrôlait pas, du 6 février au 21 mars, avant de la rouvrir pour cinq séances boursières entre le 29 mars et le 4 avril. Plusieurs actionnaires minoritaires, dont le fonds Amber Capital, avaient dénoncé le prix proposé par Lactalis, le jugeant trop bas.

Le groupe n’a obtenu que 34,365 millions d’actions au terme de la première phase puis 706 349 lors de la deuxième, qui lui permettent d’atteindre 89,6 % du capital actionnarial, encore en dessous du seuil de 90 % autorisant le retrait de la cotation.

Un prix inférieur au marché

Étrangement, cette OPA a été menée à un prix inférieur au marché, ce qui a limité l’intérêt des investisseurs. En effet, le titre Parmalat a bondi lorsque Lactalis a annoncé cette opération le 27 décembre. Conséquence : quand l’OPA a débuté le 6 février, l’action évoluait autour de 3 euros, avant de baisser à 2,90 euros, alors même que Lactalis n’offrait que 2,80 euros.

Après quatre semaines d’opération, Lactalis s’est finalement résolu le 9 mars à augmenter à 3 euros le prix offert, face aux faibles adhésions récoltées et aux critiques exprimées par certains actionnaires minoritaires et certains courtiers ou analystes, comme Kepler Cheuvreux. Mais porté par cette augmentation, le titre est reparti à la hausse. Mardi, il s’échangeait à 3,052 euros, tandis que le prix proposé par Lactalis pour la nouvelle période adhésion restait à 3 euros.

AFP