« Si vous cherchez l’exemple d’un marché qui fonctionne bien, ne vous penchez pas trop longtemps sur le secteur laitier », ironise la CIRPL (groupement d’organisations de producteurs au sein de l’European Milk Board), dans un communiqué paru ce mercredi 25 avril 2018.

Pour l’organisation, « cela fait des années que le prix du lait est inférieur aux coûts de production », alors que « la rémunération, qui représente 0,13 à 0,15 €/l en moyenne n’est aucunement prise en compte ».

Trois points « pour un bon fonctionnement du marché »

Afin de lutter contre les distorsions de concurrence sur le marché laitier, la CIRPL avance trois propositions :

1. Se baser sur les coûts de production pour fixer les prix dans les contrats conclus entre les laiteries et les producteurs

« Même avec leur statut de fournisseurs, les producteurs n’ont aucune possibilité de fixer le prix de vente. Il faut dès lors que des contrats leur garantissent au moins un prix rémunérateur intégrant les coûts réels de production. »

2. Mettre en place une loi contre la concurrence déloyale au niveau du producteur

« Tout comme au niveau du commerce, où il est interdit de revendre des produits en dessous du prix d’achat effectif, lors de l’achat de lait cru ou plus généralement de matières premières agricoles une interdiction de vendre en dessous des coûts de production doit s’appliquer. »

3. Encourager le regroupement des producteurs de lait sur le marché

« Les possibilités de regroupement créées par le paquet lait (concernant la négociation de contrats via des organisations de producteurs pour un grand nombre de producteurs, afin de renforcer la position de ces derniers sur le marché face à l’industrie de transformation) ne peuvent jusqu’à présent guère être exploitées ».

V. Gu.